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Le point fort de l’Iran c’est sa souveraineté inébranlable

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Ecrivain canadien :
September 07, 2016
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Le docteur John Andrew Morrow est écrivain et chercheur canado-américain qui s’est converti à l’islam à l’âge de 16 ans. Il a participé à une interview avec l’Agence Internationale de Presse Coranique (IQNA) consacrée à l’Iran islamique comme île de sécurité et de stabilité en Asie de l’Ouest.
Le point fort de l’Iran c’est sa souveraineté inébranlable
La république islamique d’Iran joue un rôle important dans la région et dans le monde. Quels sont à votre avis, les points forts et faibles de l’Iran ?
L’Iran est un pays fier qui a joué, et continue de jouer un rôle constructif dans la région et dans le monde. Le point fort de l’Iran c’est sa souveraineté inébranlable. L’Iran insiste à être traité comme un égal. L’Iran, vous avez pu constater, a systématiquement refusé de s’humilier et de s’agenouiller devant les forces de l’arrogance. Comme résultat, la République Islamique a gagné énormément de respect et de prestige dans le monde politique.
Depuis 1979, et en dépit d’une guerre injuste et imposée, et malgré une série de sanctions, et les pressions externes, l’Iran n’a pas cessé de se développer économiquement, financièrement, scientifiquement, culturellement, politiquement et militairement. L’Iran pense et planifie à long terme quand les cheikhs pétroliers ne pensent qu’au présent et au plaisir de ce bas monde.
L’Iran, néanmoins, est loin d’être parfaite – mais bien sûr, quelle nation pourrait réclamer un tel coup de force?
La nation perse fait face à de nombreux défis à l’échelle nationale et internationale. Les iraniens, de tous les partis et de tous les courants politiques, doivent travailler ensemble, de façon unie, sur la base des principes primordiaux établis par l’Islam universel, traditionnel, et civilisationnel, pour assurer leur succès collectif dans tous les domaines.
 L’Iran a envoyé au monde le message de la liberté et de l’indépendance et présenté l’exemple de la résistance. Dans quelle mesure, les autres pays ont suivi le modèle présenté par l’Iran ?
La révolution islamique de l’Iran a donné grand espoir aux opprimés du monde autant musulmans que non-musulmans. L’Iran a démontré qu’il était possible d’être indépendant et de ne pas dépendre ni des États-Unis ni de l’Union Soviétique. L’exemple de l’Iran a aussi prouvé que l’Islam n’était pas un obstacle du passé, que l’Islam n’était point caduc, et que l’Islam pouvait fonctionner comme une idéologie complète, non seulement sur un  plan religieux et spirituel, mais aussi comme model politique, économique, et sociale.
Si l’Iran a inspiré de nombreux mouvements musulmans ils ont tous, sans exception, échoué pour des raisons variées. C’est-à-dire, ils n’ont jamais réussi à établir un état islamique viable. Terrifiées par la menace posée par le modèle islamique iranien, les forces du mal ont décidé d’employer l’Islam pour détruire l’Islam ; c’est-à-dire, utiliser le faux Islam pour détruire le vrai Islam. Que ça soit le Groupe Islamique Armé, les Talibans, al-Qaedah, al-Nusrah, al-Shabab, Boko Haram ou ISIS, les ennemies de l’Islam ont fait tout leur possible pour ruiner l’image de l’Islam dans le monde. Pour eux, il fallait à tout prix dégouter les gens de l’Islam pour s’assurer leur soutien, et garantir un grand mouvement anti-Islamique. Il est beaucoup plus facile d’inspirer la haine, que de construire des ponts de tolérance …
Le renforcement de l’esprit de la résistance est selon l’ayatollah Khamenei un trait caractéristique de la révolution islamique. Qu’en pensez-vous ?
L’esprit de la résistance est essentiel. C’est le cœur de la révolution. C’est le centre même de la vie, et peut être même du divin. Sans esprit de résistance, on est brisé ; on n’est plus libre ; on devient un esclave. Pour la Nation Métisse, dont je suis membre, il n’y a rien de plus évident. Nous sommes les Otipemisiwak, les Gens Libres. Comme croyants et comme musulmans, il faut toujours promouvoir le bien et interdire le mal mais, comme l’Imam Ja‘far al-Sadiq, que la paix soit sur lui, a dit, avec miséricorde et avec compassion. L’esprit de la résistance c’est comme l’air : ça se respire.
Le projet de l’iranophobie lancé par l’Occident a entraîné le renforcement des terroristes et l’instabilité dans les pays de la région. A quel point ce projet a eu du succès ?
Ce projet satané a eu grand succès car son objectif même était de créer le chaos pour affaiblir le monde musulman. Grâce au complot diabolique de l’Occident laïque, la Somalie est en pleine anarchie, la Libye a sombré dans le désordre, la Syrie est en train d’être anéantie, l’Irak est en train d’être meurtri, le Nigéria est en train d’être torturé et le Yémen est en train d’être massacré. Mais les tables sont en train de se tourner car les takfiristes commencent à mordre leurs propres maîtres.
A présent, l’Iran est considéré comme une partie importante dans le combat contre les groupes terroristes. Pourquoi l’Occident cherche à présenter l’Iran comme source du terrorisme ?
Dans les années 80, le chiisme et le terrorisme était synonyme. On présentait les sunnites comme les bons musulmans pro-occidentaux et les chiites comme les mauvais musulmans anti-occidentaux. Cela faisait partie d’un plan pour démoniser l’Iran et empêcher les gens de se solidariser avec la révolution islamique. C’était de la publicité trompeuse et mensongère.
Le fait que l’on ne mentionne pas, c’est que la révolution islamique était la première révolution du 20ième siècle qui a eu lieu sans guerre de guérillas, sans guerre urbaine, et sans guerre civile. C’est la volonté de fer du peuple perse qui a fait effondrer le règne tyrannique et despotique du Chah.
Ni l’Iran ni le Hezbollah n’a jamais été impliqué dans un acte terroriste qui visait des cibles civiles. Les accusations lancées contre l’Iran sont devenues clichées. Elles sont particulièrement comiques quand elles parviennent de pays, comme les États-Unis, qui sont responsables pour la mort de millions d’êtres humains innocents. S’ils veulent trouver les vrais terroristes, ils n’ont pas besoin d’aller loin : ils n’ont qu’à se regarder dans un miroir.
Quel est le rôle des pays arabes dans le projet de l’iranophobie ?
Avec l’exception de la Syrie, qui a été solidaire avec le peuple iranien depuis la révolution de 1979, et sans compter l’Oman qui essayait de rester relativement neutre dans la région, les pays arabes ont préféré s’identifier sur la base de leur héritage culturelle et linguistique au lieu de s’identifier sur la base de leur religion. C’est comme si certains arabes vivaient encore à l’époque de l’ignorance où l’identité est de base tribale. C’est aussi ironique que  tragique quand on considère que le Prophète lui-même, que Dieu le bénisse et lui donne la paix, a créé une Oummah basée, non sur la race, la langue, la classe ou l’affiliation tribale sinon sur la croyance en Dieu et la justice sociale.
Les dirigeants saoudiens, jordaniens, égyptiens et marocains préfèrent faire la paix avec Israël, le pays qui martyrise les palestiniens, au lieu de s’allier avec l’Iran qui soutien ce pauvre peuple persécuté, marginalisé, et opprimé. Si on donne aux dirigeants arabes le choix entre les terroristes takfiristes qui sont soutenu par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, et les soldats syriens et les miliciens qui sont soutenu par l’Iran et l’Irak, la vaste majorité préfère prendre le côté de Daesh que de prendre le côté des chiites. Les gens sont comme des bestiaux : ils ne font que suivre leurs bergers. Hélas, comme dit le Coran, il y a des guides qui mènent au Paradis tandis qu’il y a des guides qui mènent à l’Enfer.
Quel est l’intérêt des actes anti-iraniens et anti-chiites et du projet de l’iranophobie pour l’Arabie Saoudite ?
Pour pouvoir tourner les sunnites, si souvent sympathiques envers les chiites révolutionnaires iraniens et libanais, les saoudiens, avec leurs maîtres américains et israéliens, ont préparé un plan pour séparer, une fois pour toute, les sunnites des chiites. Le terrain d’enjeux était l’Irak et la Syrie.
Le premier s’agit d’un pays détruit et déstabilisé par l’invasion américaine et une guerre lâche qui a coûté la vie a plus d’un million de musulmans innocents : presque tous des civiles, hommes, femmes, et enfants. Au lieu d’aider à bâtir un pays fort, les puissances régionales et mondiales étaient déterminées de s’assurer que l’Irak ne se relève plus jamais ; pour qu’il ne pose jamais une menace envers ses voisins, en particulier, Israël. Les américains ont armé les extrémistes sunnites au même moment qu’ils armaient les extrémistes chiites, avec le même objectif, qu’ils s’entretuent pour le bienfait des ennemies de l’Islam.
Le deuxième s’agit de la Syrie, un pays laïque, nationaliste et socialiste ; une nation multiethniques, pluraliste et tolérante envers les groupes minoritaires. La CIA a infiltré des mercenaires en Syrie par voie de la Jordanie. Ces escadrons de la mort ont commis des atrocités qui ont été blâmées sur les forces de sécurité syriennes. Ils ont massacré des sunnites et blâmé les chiites. Ils ont massacré des chiites et ont blâmé des sunnites. En bref, ils ont semé la discorde pour récolter la tuerie. Ils ont versé de l’essence sur le pays et ils ont jeté des allumettes.
Ce que nous témoignons au Moyen-Orient c’est la même chose que nous avons vue durant la première guerre mondiale. Avant cela, grande part des musulmans formait partie de l’empire Ottoman. Ils étaient unis à base de quelque chose de plus grand que la nationalité. Ils étaient unis à base de l’Islam. Ils n’étaient pas une nation, mais une Oummah, c’est-à-dire une Confédération. Ce sont les occidentaux qui ont planté les graines de la discorde. Ils ont convaincu les gens que chaque groupe ethnique méritait son propre pays. Les anglais, les français, et les allemands ont tous promis des perles de pluie aux musulmans et leur ont donné des perles de verre. Ils ont fracturé l’unité islamique pour affaiblir et détruire le monde musulman.
L’Occident, mené par les États-Unis, mène une guerre de cent ans contre l’Islam. S’il se charge de l’armement, les Saoudiens s’occupent des finances et de la propagande destinée à déclencher une guerre sectaire entre sunnites et chiites. Les gens bien informés savent très bien que ce qui se passe en Syrie n’est pas une guerre de religion. Néanmoins, c’est comme cela que le conflit est présenté.
Selon les ennemies de l’humanité, la guerre se mène entre un gouvernement chiite minoritaire contre des combattants sunnites majoritaires. On présente le gouvernement syrien comme un régime sanguinaire qui massacre ses propres citoyens tandis qu’on présente les rebelles comme des combattants modérés qui luttent pour la liberté et la démocratie.
En réalité, à l’exception du président et les membres les plus importants de son cabinet, le gouvernement Syrien est principalement sunnite. Les commandants de l’armée syrienne sont sunnites. Et la vaste majorité des soldats syriens sont sunnites. Ce sont les sunnites syriens qui mènent une guerre d’auto-défense contre des takfiristes et des mercenaires étrangers.
Le régime syrien est loin d’être parfait. Il ne s’agit pas de le défendre aveuglement. Quand même, les partisans du gouvernement sont préférables aux terroristes qui les combattent. Ils mènent une guerre conventionnelle. Les syriens, qui vivent dans des régions contrôlées par le gouvernement sont sains et saufs. Les rebelles, par contre, sont tous de souche salafiste et takfiriste. Ils terrorisent les populations sous leur contrôle. Ils exterminent les chrétiens, les chiites, les soufies, les sunnites traditionnelles, et les yézidis. Ils violent et trafiquent femmes et enfants.
L’Arabie Saoudite a peur de l’Iran. Les arabes sont terrifiés par la croissance économique, politique, et militaire de l’Iran. L’Iran est devenu une puissance régionale. Pour empêcher les irakiens de s’allier avec l’Iran, il fallait détruire l’Irak. Pour empêcher les syriens de s’allier avec l’Iran, il fallait détruire la Syrie. Les despotes saoudiens l’ont répété à maintes reprises : ils ne vont jamais tolérer l’influence iranienne dans le monde arabe : un point, c’est tout.
Impossible d’attaquer l’Iran directement, car cela signifierait leur destruction, les arabes du Golfe [Persique] se prennent à l’Iran indirectement en attaquant ses amis : l’Irak et la Syrie, et en encourageant la violence sectaire partout au monde musulman, que ça soit au Nigéria, que ça soit en Afghanistan, ou au Pakistan.
Les arabes peuvent prétendre qu’il s’agit de guerre religieuse. La réalité c’est qu’il s’agit d’une guerre raciste, politique, et matérialiste. Nous savons très bien que certains leaders arabes ne sont ni sunnites ni même musulmans. Ce sont des païens purs et durs. Ce sont des gens mauvais, malsains, et malintentionnés, qui exploitent la religion pour des objectifs politiques et économiques de la façon identique que les omeyades et les abbassides faisaient durant les premiers siècles de l’Islam.
L’histoire se répète. La haine est motivée par la peur et la crainte. Il faut semer la peur entre les sunnites pour assurer qu’ils haïssent les chiites. Nous devons redoubler nos efforts pour répandre la vérité, clarifier les malentendus, et promouvoir l’unité islamique. Il faut commencer par remplacer l’iranophobie avec l’iranophilie ou, même meilleur, avec l’islamophilie. Si seulement les musulmans mettaient les valeurs morales et éthiques en première place, ils pourraient transformer le monde entier et sauver l’humanité.
Pourquoi les politiciens américains ont fait des politiques anti-iraniennes, une partie importante de leur campagne électorale ?
Le lobby sioniste est fort puissant. Les politiciens ne convoitent pas nécessairement le vote juif car les juifs représentent seulement un pour cent de la population. En réalité, la vaste majorité des sionistes sont des sois-disons chrétiens ; des protestants d’extrême droite qui sont aussi éloigné de Jésus que Yazid est du Paradis. Menacer l’Iran est une manière de défendre Israël. Mépriser l’Iran est une façon d’exalter Israël. C’est vraiment une situation honteuse ; une véritable vergogne. Au lieu d’être patriotique et montrer leur loyauté aux États-Unis, les politiciens américains jurent fidélité à Israël. Ils s’intéressent plus au bien-être de l’état sioniste que des besoins de leur propre peuple. Ce sont des traîtres ; des vendues…
L’immense majorité des américains ignorent la réalité de l’Iran ; un pays traité en paria par les politiciens et les médias occidentaux. L’Iran est un pays de grande beauté avec une histoire longue et fascinante, une littérature riche, une cuisine savoureuse, et un peuple charmant et accueillant. J’encourage tous les occidentaux de visiter ce pays méconnu comme touristes et constater eux-mêmes que la glorieuse Perse n’est point la bête que l’on présente. Pour moi, l’Iran c’est la perle de l’Orient. Je ne peux pas envisager cette planète sans ce précieux pays. Que Dieu le garde et le protège.
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